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Nous prenions le thé dans le jardin de notre ancienne maison au mois de juin en fin d’après-midi. Soudain un minet apparaît. C’est un Siamois. Il est famélique – et pourtant la maison est au milieu du village, et il y a beaucoup de chat alentours… Nous n’avons pas de nourriture pour chat ! On lui donne un morceau de bûche de chèvre qui traîne au frigo, dur comme du bois. Il le dévore. Puis un morceau de pain, qui subit le même sort. Il dormira dans la maison et le lendemain matin un petit caca très odorant aura été déposé dans un coin du salon… Pas de litière, alors ! C’était un chat adorable. En quelques jours il était super copain avec Jump, que nous avions avec nous à ce moment-là. Minou, c’est comme cela que nous l’avons appelé, sortait le matin et rentrait le soir. Quand nous partions pour quelques jours, il est évident qu’il guettait notre retour car il arrivait immédiatement en miaulant de plaisir plutôt que de reproche. Une fois que nous étions allé courir à Cassis nous l’avons trouvé prostré sur le canapé, en sang, résultat d’une bagarre. Il nous attendait pour qu’on le soigne. Une autre fois il n’est pas rentré. Nous l’avons cherché et, heureux dénouement, nous l’avons trouvé deux jours plus tard dans notre cave où il s’était glissé à mon insu quand j’y étais allé ! Mais les dénouements ne sont pas toujours heureux. Un soir de pluie il n’était pas dans la maison quand nous sommes rentrés tard. Nous avons cherché partout. J’ai posé des affichettes avec sa photo sur toutes les boîtes aux lettres du quartier. Finalement le propriétaire d’une maison à 30 mètres de la nôtre m’a dit : « Je sais où est votre chat ». Il m’a emmené à sa poubelle et a sorti un sac plastique et dedans… Minou.

Nous avons décidé que jamais plus nous ne vivrions un moment semblable. Alors quand Frimousse est venu s’installer chez nous, et Tigri l’année d’après, nous avons vécu en fonction d’eux. C’est en fonction de Frimousse que nous avons choisi notre nouvelle maison. Et très rapidement nous avons quasi adopté RouXy, le chaton de nos nouveaux voisins. Quand nous partions quelque part nous enfermions les trois minets dans la maison avec à boire et à manger. Évidemment nos absences ne pouvaient être que de deux ou trois jours ! Nous ne quittions jamais la maison pour aller faire des commissions, des achats ou courir sans nous être assurés que les trois minets étaient en sécurité dans la maison – malgré le système PetSafe. Quand je n’ai plus pu courir – demi-prothèse au genou droit – et que j’ai pris ma retraite, m’occuper des minets est devenu mon job, avec la cuisine.

Vous comprenez pourquoi nous ne prenons pas un nouveau chat ! La perspective de ne vivre à nouveau qu’en fonction de lui, et pendant un quinzaine d’années, nous a rebuté. Et serai-je encore vivant et en état de m’occuper d’un chat dans cinq, dix ou quinze ans ?

Pourquoi cette photo ? Nous avons tant de bons souvenirs de course ! Samedi dernier c’était la Saintélyon. Un excellent souvenir pour moi. Voir le blog Running.